Qu’est-ce qu’une lapalissade ? C’est une vérité évidente, dont on ne peut douter.
Ce mot a été créé avec le décès du seigneur de La Palice et maréchal de François 1er, Jacques II de Chabannes. À sa mort, ses soldats illustrèrent son courage en écrivant une chanson en son honneur. En voici un extrait :
Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ſerait encore envie
Sur sa tombe aurait été écrit :
Ci-gît le Seigneur de La Palice
S’il n’était mort il ſerait encore envie
Or l’ancien français a deux graphies du s dont l’une est ſ, le S long . Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ». C’est cette dernière phrase qui est une lapalissade, ou une vérité que l’on ne peut dénoncer.
