Poème Arcachonnais

ARCACHON

Savez vous une ville ou les quatre saisons

Peuvent être vécues dans le même moment ?

Je vais vous le dire sans plus d’atermoiements…

Car je vous sens curieux de connaître Arcachon !

Perchée sur la dune, on voit la ville d’Hiver

Riche de ses villas le plus souvent somptueuses

Aux faîtages ciselés, aux terrasses ombrageuses

Tentant de se cacher à l’abri des pins verts.

En descendant ses rues sinueuses et discrètes

On arrive bientôt à la ville de Printemps

A sa plage Pereire  ruban de sable blanc

Entre la mer turquoise et la pinède verte,

En remontant a l’est c’est la ville d’été

Aux rues très animées, aux coquets magasins

Aux restaurants pimpants d’où l’on voit le bassin.

Un grand château tout blanc est maison des congrès

Et casino…curieux destin pour un palais !

La longue jetée Thiers avance priapique

Dans les eaux frémissantes du bassin extatique…

En poussant plus loin vers le port bien ordonné

Qui vit au rythme des entrées et des sorties

Des chalutiers pressés et des longues pinasses

Voici la ville d’Automne, à l’abri de la passe

Ses maisons de pécheur, sa criée en vigie

Saint Ferdinand l’église comme un grand mat domine

Les vastes étendues des parcs ostréicoles

Et des grands prés salés d’où l’on peut voir l’envol

Des oiseaux migrateurs de leurs bases sus marines.

Et n’oublions pas le quartier des Abatilles

Aux gracieuses maisons de style basque et landais

Qui protègent et entourent la source d’eau soufrée

Que l’on peut déguster à sa buvette tranquille.

Enfin vers le Pyla se trouve Le Moulleau :

Une rue qui va de la mer à la chapelle

De style byzantin, si petite et si belle

Perchée sur une dune où l’on découvre un beau

Panorama sur des estaminets  branchés

Et l’entrée du bassin et ses passes sableuses.

Vue du ciel Arcachon est une ville somptueuse

Comme un diamant brillant sur une bague posée ;

La Teste forme l’écrin lui aussi très précieux :

Sa dune du Pyla tel un mont saharien

Dominant les eaux bleues autour du banc d’Arguin

Ses cabanes tchanquées, l’île aux oiseaux joyeux…

Et je pourrais chanter la gloire du bassin

Tout au long de ses rives, d’Arcachon au Ferret

En passant par Le Teich, Andernos et Arés

Ces villes sont tournées vers l’océan voisin

Qui  leur donne à foison poissons et crustacés

Et surtout la reine huître objet de tous les soins

Des ostréiculteurs qui cajolent leurs naissains

Pour rendre leur récolte exquise pour les gourmets.

Arcachon est la perle de la cote d’Argent

Mais n’en parlons pas trop, il faut rester discret

Sinon trop de touristes viendront déferler

Et adieu la quiétude d’un calme isolement

Laisser un commentaire