Céline Bourragué

Céline Bourragué

Digital Manager

DEPRESSION OU TRISTESSE

Une légende raconte qu’Hippocrate fut appelé au chevet du jeune roi de Macédoine qui avait perdu l’appétit, le sommeil et tout intérêt pour les affaires de l’Etat.
Hippocrate avait déjà décrit la maladie mélancolique (en Grec, maladie de la bile noire).
Après examen du roi, Hippocrate conclut que le mal du roi n’était pas de nature médicale, mais qu’il était du à son amour secret pour une des concubines de son père tout juste défunt.
Le médecin conseilla au roi de la courtiser, ce qu’il fit avec succès, retrouvant du même coup son appétit de vivre.

Aujourd’hui, le psychiatre aurait diagnostiqué un épisode de dépression majeure, mais ne s’agissait il pas plutôt d’une simple tristesse.
Pour qu’un état puisse être tenu pour pathologique : une réelle dépression, il faut qu’il y ait un dysfonctionnement d’un système ou d’un organe
La tristesse ordinaire est une tristesse socialement et culturellement adaptée, par exemple à l’occasion d’un deuil.
Au contraire, la tristesse pathologique est à la fois nuisible à l’individu
et inadaptée à sa situation sociale et culturelle.

Il est bien difficile de déterminer quand l’on passe de la tristesse ordinaire à la tristesse pathologique, comme de la morosité à la mélancolie, du spleen à la dépression.
Dans le premier cas, l’empathie des autres suffit, dans le second cas, le psychiatre et les médicaments peuvent s’avérer nécessaires.

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