Céline Bourragué

Céline Bourragué

Digital Manager

Pour les épouvanter…

Jeune, l’oiseau a peur de ce mannequin.
Plus vieux, l’oiseau se servira de l’épouvantail comme d’un perchoir.

Souvent fait d’une structure cruciforme en bois, de pailles et de haillons, il doit ressembler à un homme. Et même s’il n’a pas de tête, il aura toujours un chapeau ou un béret.

Aujourd’hui, il existe d’autres subterfuges aux épouvantails mais ces derniers se révèlent performants et naturels, d’autant plus qu’ils nous font parfois peur à nous aussi.

En effet, on peut aussi trouver un épouvantail dans les branches d’un arbre, en général un cerisier. Son apparence alors n’est pas celle d’un homme mais son but est de se faire remarquer par des bruits et des couleurs ; les vieilles nippes sont remplacées par des sacs en plastique, des morceaux de papier, souvent métallique, des bouteilles vides, des CD, reliés entre eux par des ficelles, tout matériau ayant l’avantage de miroiter au soleil et de provoquer des sons inhabituels dans la nature.

Mais au fil des ans et surtout depuis l’extrême mécanisation des cultures, l’épouvantail tend à déserter nos champs et nos jardins. On lui préfère les produits chimiques ou des canons à hydrocarbure.

Leur histoire est simple puisqu’elle remonte aux premières cultures de la terre et ce, dans le monde entier et dans toutes les civilisations :

– Le monde gréco-latin avait son dieu du jardin, Priape, fils d’Aphrodite-Vénus et de Dionysos-Bacchus, pour les uns, de Zeus-Jupiter, pour les autres. Dieu ithyphallique, le « rouge-gardien » effrayait les oiseaux avec son sexe turgescent et dressé.-

– Les latins plantaient dans la terre un simple bâton barbouillé de rouge vermillon.

– Au Japon, les « Kakashi », ou « mauvaise odeur » étaient une pratique qui consistait à attacher des guenilles huileuses et des arêtes de poisson au bout de morceaux de bois ; il suffisait d’y allumer le feu pour provoquer des fumées malodorantes qui éloignaient les animaux et … les hommes.

La capitale mondiale de l’épouvantail est Béville-le-Comte qui chaque année à la fin juin à une grande fête de l’épouvantail. D’autres villes le célébre aussi : Piétreais, Denens ou Omal

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