Céline Bourragué

Céline Bourragué

Chef de projet digital

Lettre d’une admiratrice à Michel-Ange

Saurez vous lire la vérité :

[hidepost=0]Cher divin Buonarroti, voulez-vous voir mes
gravures consacrées au Christ et à ses des-
seins splendides ? Voulez-vous voir mes ma-
dones portant sur la tête des corbeilles de
melons ? Cher bel ange, vous verrez que mon
talent vous doit tout. Mon coeur avec le re-
cul sait être discipliné et ne dédaigne pas
d’imiter les maîtres de Toscane. Il déteste
qu’on le flatte en public, vous savez comme
sont les femmes, mais il avoue en privé que
cela est bon. Dois-je à présent décrire mon
esquisse à la craie du Saint-Vincent de Mâ
con ? Bel ange, le mieux n’est-il pas de me
faire une petite visite, si je puis me per-
metre ?

*****

J’apprécie votre invitation mais je préfère
rester à mon atlier, vous savez comme sont
les hommes. Je doute hélas que vous ayez ce
talent si exceptionnel. Selon ce vieux pen
dard de poète que j’affectionne tant et qui
a vu vos gravures, à l’entendre, pas une ne
pourrait me combler de bonheur. J’ai peu de
temps à vous accorder. Je m’étonne de votre
goût pour les madones avec de gros melons !

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Les anges pas si auréolés qu’ça !

Connaissez-vous le pourquoi du comment des auréoles au-dessus des têtes de nos chérubins ?

[hidepost=0]Alors vous imaginez sans aucun doute que c’est l’auréole qui donne ce caractère saint. C’est le cas maintenant mais au départ, le créateur auréolait l’ange uniquement pour éviter que les pigeons chient sur ce dernier.[/hidepost]